Fondements de l’ostéopathie
Il n’est pas question ici de développer les fondements de l’ostéopathie.
Voici simplement quelques liens utiles qui peuvent donner des renseignements précis sur le sujet, fournir des références d’ouvrage plus conséquents et d’autres liens à exploiter..
Site du Régistre des Ostéopathes de France (ROF)
Site du Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO) [1]
Site de l’Union Fédérale des Ostéopathes de France (UFOF)
Site de l’Académie (sélectionner "DOCUMENTATION"/"public")
Site de l’Ostéopathie (voir en particulier la page "Principes")
Site personnel de Pierre TRICOT
Les paragraphes qui suivent sont extraits de l’ouvrage de Pierre TRICOT "L’ostéopathie au service de l’enfant handicapé" rédigé pour l’information des nouveaux parents à l’association EHEO des Mureaux.
L’ostéopathie pour l’enfant handicapé
Différents types de handicap
Il existe de nombreux types de handicaps, trop diversifiés pour que l’on puisse les associer sous un même nom. Nous allons considérer trois grandes sources de handicaps, celles que nous rencontrons le plus souvent au sein des associations Enfants Handicapés - Espoir Ostéopathique.
L’enfant infirme moteur cérébral
L’infirmité motrice cérébrale est une altération de fonctionnement du système nerveux central, la plupart du temps consécutive à un défaut d’oxygénation survenu dans la période néonatale, au moment de l’accouchement (notamment dans les cas de naissance difficile) ou dans les jours ou mois suivant la naissance (souvent pour des raisons traumatiques, notamment chute sur la tête). Dans ce cas une partie plus ou moins importante du cerveau est lésée et les troubles de développement sensitivo-moteur de l’enfant sont proportionnels à l’étendue des lésions cérébrales.
Les séquelles d’encéphalites
Là également, il s’agit de lésions du système nerveux central, mais dont l’origine est autre. L’enfant n’a pas eu de problème de naissance mais les lésions sont consécutives à une encéphalite (inflammation du système nerveux) ou une méningite (inflammation des méninges). Ces inflammations sont souvent d’origine infectieuse, parfois consécutives à des phénomènes convulsifs, parfois, il s’agit de réactions post-vaccinales, la plupart du temps passées inaperçues.
L’enfant trisomique
L’enfant trisomique ne fait pas partie de la catégorie dont nous venons de parler. La trisomie, en effet, est un problème d’origine génétique. Il ne s’agit donc pas ici de lésions du système nerveux central. L’ostéopathie ne soigne pas la trisomie en tant que telle. Pourtant, il est connu qu’elle apporte à ces enfants une aide non négligeable. Elle leur permet de se développer beaucoup plus rapidement et complètement que d’autres enfants atteints de la même anomalie, mais ne bénéficiant pas de tels soins. Ces enfants sont alors plus vifs, plus éveillés, plus heureux de vivre. Pour les parents de tels enfants, les bienfaits de l’ostéopathie ne font aucun doute !
L’ostéopathie
L’un des principes fondamentaux de l’ostéopathie est la relation de la structure à la fonction, " La structure gouverne la fonction ", disait A.T. Still, il paraît donc logique de penser qu’en améliorant la structure dans le corps, et notamment la structure au niveau du mécanisme respiratoire primaire, nous aurons un effet bénéfique sur les altérations de fonctionnement qui résultent.
On a ainsi découvert que des lésions importantes siégeant dans ce mécanisme : restrictions, déformations, immobilités, peuvent considérablement gêner le développement du cerveau de l’enfant, soit parce qu’elles ne lui permettent pas de disposer d’une aisance, d’un espace suffisants, soit parce qu’elles provoquent une restriction dans les flux de circulation sanguine.
Pour les enfants plus gravement lésés au niveau du système nerveux central, le but sera, en plus de redonner au mécanisme respiratoire primaire son fonctionnement le plus optimum, de l’aider à élaborer ses compensations.
Dans de tels cas, l’ostéopathie, si elle ne soigne pas la source du problème, est une aide précieuse, car elle permet d’établir sur le plan fonctionnel, des conditions les meilleures possibles pour aider au développement de l’organisme.
Lorsque les lésions cérébrales sont trop importantes pour pouvoir envisager une récupération significative, le traitement ostéopathique apporte souvent à l’enfant un meilleur confort de vie. Il est moins tendu, moins nerveux, il souffre moins. Il est moins " mal dans son corps ". Cela se répercute sur la vie familiale et aide les parents dans leur dure tâche.
L’ostéopathie n’est, bien entendu, pas une méthode exclusive, mais doit s’inscrire dans un cadre thérapeutique faisant appel à tout ce qui peut aider l’enfant à surmonter son handicap. L’ostéopathe envisage donc son travail dans le cadre d’une équipe, au sein de laquelle il apporte une contribution qui peut être primordiale.
Le traitement à plusieurs praticiens
Le traitement à plusieurs praticiens est d’un grand intérêt, parce que chaque partie du corps est une voie de communication avec l’extérieur (ne serait-ce que par la peau). Ainsi, chaque partie du corps est une voie d’entrée potentielle au traitement ostéopathique. Et comme toutes les parties communiquent les unes avec les autres, un changement obtenu dans une zone du corps entraîne des modifications dans tout l’organisme.
Traiter à plusieurs praticiens permet donc non seulement de détecter des anomalies dans la vie tissulaire dans plusieurs parties du corps, mais encore de les libérer simultanément. Ce type de travail permet également de percevoir les changements survenant dans différentes parties de l’organisme du patient lorsqu’une zone à problème se libère. On peut ainsi aider le corps à adapter le changement.
Pour toutes ces raisons, le traitement à plusieurs praticiens permet d’aller beaucoup loin et souvent beaucoup plus vite dans le travail de libération et d’adaptation profondes. Cela est particulièrement important pour les patients ayant de gros problèmes tissulaires, ce qui est le cas des enfants handicapés. C’est la raison pour laquelle ce mode de travail a été choisi dans le cadre des association Enfants Handicapés - Espoir Ostéopathique.
D’ailleurs seul le cadre associatif permet de rassembler les conditions matérielles permettant la mise en œuvre d’un tel travail avec succès :
infrastructure matérielle telle que salles, tables, secrétariat, etc. ;
possibilité de réunir un nombre de praticiens suffisant pour constituer des équipes de traitement d’au moins deux ou trois intervenants, voire plus.
Pour conclure
II n’est pas de notre propos de prétendre que l’ostéopathie est une thérapeutique miracle, surtout dans le cadre du traitement de l’enfant handicapé. Notre expérience nous montre pourtant de façon irréfutable que des soins réguliers apportés à de tels enfants donnent des résultats allant parfois au-delà de ce que l’on pouvait attendre compte tenu de l’atteinte connue ou supposée connue de l’enfant.
Dans tous les cas, elle permet à l’enfant de vivre mieux dans son corps, malgré les difficultés qu’il rencontre. Cela est déjà en soi un résultat non négligeable.
[1] Anciennement AFDO
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